Mon parcours:


Afficher Tour de France à la Merci sur une carte plus grande
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dimanche 27 mai 2012

Voulez-vous roulez avec moi ?

Départ vers 10h15 de chez Claudine & Patrick ...

... je roule jusqu'à St Nazaire avec un père et sa fille (tous deux à VTT) puis avec 2 filles allant à St Brevin et qui m'indiquent le chemin d'accès au pont de St Nazaire ...


Parfois c'est le ton qui monte, ben là je peux vous dire que le pont aussi !!!



... ensuite quelques kms de départementale à 2 x 2 voies puis je sors vers un village ...

... piste cyclable "jeu de piste" mais agréable (en sous-bois) ...

... je roule ensuite avec un jeune couple nantais en vacances ...

... j'atteint Pornic et sa foule des grands week-ends ...

subitement on me hèle ("Guy"), c'est Luis, Sylvain, André & Françoise, mes amis de Châteaubriant (vous vous souvenez ?, c'est pour voir ceux qui suivent !) aussi surpris que moi de me trouver là.

Je fuis bien vite cette molle cohue qui s'étale au soleil et je rejoins l'itinéraire cyclable Vélocéan" pas toujours évident à suivre ...

... parfois par des pistes qui n'ont pas grand'chose de cyclable (sauf avec un bon VTT) mais qui réservent souvent de bonnes surprises ...

... non, je ne rêve pas, soudain, un puis deux, puis  des dizaines de lapins qui traversent la route ; il faut dire qu'ils sont chez eux, en pleine réserve de chasse (si ils savaient !!!)

... petites routes tranquilles ensuite

Appontements quelque peu désappointés



la pêche au carrelet 


... un petit détour par le passage du Gois (bloqué, marée montante)

le passage sera de nouveau libre au milieu de la nuit


je me tape un couscous puis je reviens jusqu'à Beauvoir où je m'installe pour la nuit sous l'auvent du marché couvert.





samedi 26 mai 2012

Brière de ne pas déranger !!!

Je profite de ce repos chez mes amis pour consulter leur médecin pour une ordonnance traitant l'asthme et les allergies saisonnières dont je suis coutumier (j'ai laissé le traitement à la maison au départ pour ne pas me charger inutilement).

Toujours en compagnie de Claudine, mon chauffeur privé de ce jour, nous voilà partis pour le parc de Brière ... au village de St Joachim
... promenade d'une heure en barque, exclusivement conduite à la perche, dans une toute petite partie des canaux de cette région au charme si particulier ...



Le chaume était auparavant la couverture du pauvre et l'ardoise celle du riche, aujourd'hui c'est l'inverse ... couvrir en chaume, ça fait une belle ardoise ... à payer !!!


Un calme ... originel

Cabanes de chasseurs sur le marais. Durant les grandes années des chantiers navals, après sa journée de travail à St Nazaire, le briéron partait dans son marais avec son fusil, son chien, ses casiers pour la pêche, ses pièges ...

Chaque maison a sa "levée", bande de terre inondable permettant d'accéder au marais

Chacun aménage, à sa guise, sa levée et y amarre sa barque à fond plat

L'élevage des canards domestiques, en semi-liberté puisque disposant du marais, reste ici une tradition. Chaque famille a sa marque distinctive pour ses canards (entre le nombre, le côté, la forme du rognage des ailes, des ongles et les types d'incisions sur les parties palmées des pattes, les possibilités sont innombrables) ; une personne du village est chargée de répertorier et/ou d'attribuer les marques.


Conduire à la perche, tout un art !!! ... Demandez aux touristes qui s'y sont essayé et qui ont du lâcher la perche, enfoncée dans la vase, et rester "naufragés" sur la barque.
Se repérer dans ce dédale de canaux est chose impossible aux néophites ; là encore, combien d'aventureux d'un jour ont dû être récupérés à la nuit tombante par les autochtones

Le travail du chaume ... plus grand'monde pour aller le récolter les pieds dans l'eau ... une partie du chaume vient de Chine, certains chaumiers de Pologne, comment voulez-vous qu'la maman canne y retrouve ses oeufs ?


... mais attention, les briérons, appellation exclusivement réservée aux habitants de ce village, ont un caractère bien trempé, habitués à défendre leur marais. Aujourd'hui, (si j'ai bien compris), c'est l'écrevisse rouge, rejetée imprudemment dans le marais, qui, par sa prolifération galopante, menace tout l'équilibre de la chaîne alimentaire du milieu : des poissons à la grenouille, en passant par leur nourriture (aux grenouilles), les moustiques. 
Si vous ne voulez pas finir dans la vase, ne traitez surtout pas les briérons de "naquets" : nom réservé aux étrangers, c'est à dire à tous ceux qui ne sont pas de la presqu'île de Fedrun, à prononcer avec une légère pointe d'ironie et de mépris, la fierté briéronne ne fait pas de compromis, c'est ce qui fait sa beauté d'ailleurs ... avoir du caractère n'a que faire de molle diplomatie et de consensus "serpillère" (large mais sans épaisseur).
Vous l'aurez compris, notre charmante guide, briéronne pur jus, nous a séduite et fait aimer surtout son marais.
Si vous passez par là, n'hésitez pas, c'est une enclave, à part, un autre monde, c'est un peu la Corse de l'Ouest (au niveau du tempérament, pas des températures).

Après ce tour de (en voiture) et en Brière, nous allons "nous la péter !" à la Baule !!! (incontournable ???, pas vraiment!!!) puis promenade au Croisic pour finir, en beauté, par la côte sauvage ...



... et le rocher de l'ours


vendredi 25 mai 2012

Repos

Ballade à vélo, avec Claudine, ce matin, sur les petites routes sinueuses des marais salants








En été, à chaque grande marée, le paludier remplit la "vasière" en ouvrant la trappe qui communique par le "cui" avec l'"étier", canal amenant l'eau de mer.


La vasière est un bassin qui doit contenir suffisamment d'eau de mer pour alimenter entre deux grandes marées la ou les salines qui en dépendent. Outre une importante décantation, sous l'action conjuguée du soleil et du vent s'exercera une première évaporation.

L'eau sort de la vasière et pénètre soit directement dans la saline, soit dans un "cobier". Un dispositif "le comminladure" permet le réglage de l'eau en fonction des caprices du temps. Un simple mais astucieux système de chevilles de bois permet de régler le débit de l'eau.
Cette eau avance sur l'exploitation à l'aide d'une pente très faible (1/5000e), son courant est ralenti et son circuit allongé par des petites levées d'argile "les ponts".

La saline comprend trois types de compartiments. Les "fares", situés le long des talus, sont de formes et de surfaces variables. Un nouveau réglage permet l'accès aux pièces suivantes servant de réservoirs journaliers : les "adernes". Une simple ardoise permettra à cette eau d'accéder, par l'intermédiaire d'un petit canal, aux cristallisoirs, les "oeillets" (rectangles d'environ 7 m sur 10).

Tout au long de son parcours, l'eau  s'évapore sous l'action du soleil et du vent. La salinité augmente, passant de 30-35 g/litre d'eau de mer à 250-280g/litre dans les oeillets où le sel se cristallise.

Les bonnes journées, le paludier récolte d'abord, avec une "lousse à fleur de sel" environ 2 kgs de "fleur de sel", pellicule fine et blanche de 2 à 3 mms sur une profondeur d'eau d'environ 3 cms. Puis, avec un "las", il créera des vagues qui lui permettront de rassembler puis de "prendre" 50 kgs de gros sel, gris et récolté sur l'argile des oeillets. Ce sel est amassé sur la "ladure" où il s'égouttera pendant la nuit avant d'être roulé (à la brouette) le lendemain jusqu'au "trémet", mulon de sel qui domine la saline. En fin de saison, le sel sera stocké dans les "salorges", hangars à sel abrités et aérés.

L'hiver et le printemps sont consacrés aux travaux d'entretien puis à la préparation du marais pour la récolte estivale.
Ce très beau et noble métier requiert, outre des connaissances techniques précises, un véritable savoir-faire, une habileté manuelle délicate alliée à une certaine force physique et, plus encore peut-être, un "mental" (éventuellement aussi un manteau) pour passer de longues journées, seul, dans le marais, par tous les temps.

jeudi 24 mai 2012

Le nez dans l'guidon

Traversée à 9h30 de Lormariaquer

Locmariaquer


à Port Navalo (golfe du Morbihan),

P'tit Zeph ou Grand Large ?







Etant attendu ce soir à Batz sur mer, je roule une bonne partie de la journée la tête dans le guidon et j'arrive à destination vers 18h ; les raviolis frais à la provençale de midi m'ont donné de l'énergie. 



mercredi 23 mai 2012

Au commencement du monde ...

Discussion au petit déj avec une jeune mamie septuagénaire stéphanoise, randonneuse émérite et dont le mari, resté à la maison, est un mordu de vélo, au grand dam de sa dame.
... Laquelle habitait la même rue que Roger RIVIERE (champion cycliste injustement méconnu) qu'elle a bien connu ...

Ensuite, je pars pour un tour de l'île ; les brumes matinales persistantes mais si douces lui donnent une atmosphère de premier matin du monde ...











J'atteins ensuite Locmaria à la pointe sud-est de l'île, avec son église romane (toute blanche à l'extérieur) émouvante de simplicité et de sobriété :











De la place de l'église


... je file ensuite, nez au vent, à la pointe aux poulains (pointe NO, à l'opposé donc)










... ça s'en va 
 et ça
... revient



un petit arrêt au port de Sauzon,



Charmants dessous ... de table






Couleurs marine (c'est ma photo préférée)


Ré -embarquement à 18h pour retour sur Quiberon.
Aussitôt débarqué, je me remets en selle, direction Plouharnel ; je rejoins une mignonne petite anglaise à vélo (son compagnon est parti devant faire les courses), elle en a "plein les cannes", le vent est contraire, je passe devant et elle se "cale dans ma roue" jusqu'à Plouharrnel où nous retrouvons son ami. On discute le coup, en fran-glais, ils font le tour de la Bretagne.
Arrivé à la Trinité sur mer , je m'offre une pizza et, après quelques photos, je m'installe pour la nuit sous un abri bus en bois.